Ma petite vie, au fil des mésaventures... J'ai besoin de vos commentaires et de vos encouragements pour continuer, si çà vous plait, faites le savoir et tous les moyens sont bons. Je compte sur votre imagination !
Chéribibi a voulu jouer les gros malins pendant mon absence mais le sort a voulu qu’il soit pris au piège des historiques conservés en mémoire dans l’ordi.
De bonne humeur ce samedi et voulant faire le tri dans les documents du PC, je trouve un fichier encore inconnu qui s’appelle « historique de mes conversations », j’ignorais bien qu’un tel mouchard pouvait existait. Intriguée par ce titre et curieuse de nature, je l’ouvre immédiatement.
Et là, quelle surprise, je tombe sur un premier petit message écrit par mon amour à une copine, l’échange est long et plutôt intense en rebondissement. Je vous passe les détails, votre imagination palliera à mes mots.
Le constat est clair et rapide : mon amour d’amour a écrit des mots si cru à une autre que j’en suis encore toute retournée.
Après dix minutes et un verre de vin blanc (il n’est que 9 heures du matin), je reprends ma lecture et fini d’ouvrir les autres fichiers un à un. Les destinataires sont nombreuses, les échanges par messagerie instantanée toujours dans le même style. Je suis outrée.
Les dates de ces messages coïncident bizarrement avec celles de mes dernières vacances dans le sud. Aurait-il profité de mon absence pour s’adonner à la luxure ? Le doute n’est plus permis à cette heure.
Attristée et toute abasourdie, je me décide d’aller faire un tour à vélo. Non reconnu pour faire oublier les tromperies, le vélo est cependant un excellent défouloir et entretient parfaitement mes gambettes de déesse.
Il est quatorze heures quand je rentre, ce n’est plus le moment des pleurnicheries ni du laisser aller, il faut la jouer fine Béa.
Tout d’abord, ne pas montrer que je sais, ensuite, faire semblant que tout va bien, c’est difficile je vous l’accorde, il faut pouvoir se contenir en entendant certaines réflexions du genre : « Bah qu’es ce que t’as bébédoux ? », « T’es chiante quand t’es lunatique ! » et puisque ma tête des mauvais jours durait depuis le début de l’après midi, vers 23 heures, j’ai pu entendre, « J’en ai marre, mais qu’es ce que tu as ? Y’en a ras le bol de te voir faire la tronche tout le temps ! ».
Et là, applaudissez moi, car j’ai tenu, oui je n’ai rien dit, dites moi combien d’entre vous aurez réagi comme moi, c’est pour des stats perso, j’ai besoin de savoir.
Bon, vers 1 heure du matin, ne dormant pas, faut bien me comprendre quand même je ne suis pas superwoman, je me décide à aller regarder la télé, là je retombe sur la redif de Plus Belle La Vie, une aubaine j’avais manqué le dernier épisode. Je retente de me coucher vers 2h30, un peu fatiguée quand même, je fini par m’endormir avec le plan de ma revanche en tête.
8 heures, début des hostilités. Je me lève et vais imprimer les 18 pages du roman de mon chéribibi, vous savez les 18 pages de messages subtiles qu’il a échangé avec ses 10 copines de l’été. Bon, trop tentée par le truc, je n’ai pas pu m’empêcher d’insérer quelques petits commentaires personnel au fluo dans la marge à coté des répliques qui m’inspirait, histoire qu’il rigole un peu en lisant çà.
J’ai posée à coté une lettre qui commençait ainsi « j’ai imprimé le document ci-joint en petit caractère mais je pense que tu reconnaitras rapidement le style et tu comprendras que je n’avais pas envie de gaspiller plus de papier… ».
Ensuite, il était temps de lui montrer que je n’étais pas plus bête que lui (et loin de là !) et que j’avais bien compris qu’il ne serait plus jamais à la hauteur de mes espérances. Le rabaissant volontiers plus bas que terre.
Bon, à cet instant j’avais tellement envie de l’insulter que j’ai balancé sur le papier tout ce que j’avais sur le cœur, je pense que c’était l’occasion de régler mes comptes, là encore je vous passe les détails, mais franchement j’en ai profité pour tout mettre, même des trucs qui n’avait rien à voir avec l’affaire du moment. Mais l’occasion était en or et ca me permettait de revenir sur pas mal de choses qui m’avaient chagriné ces derniers temps, c’était le moment propice.
Vers 9h00, je suis vite partie, j’avais préparé mon sac à dos et mes affaires la veille. Vers 10h30, à l’heure où débute l’émission de foot le dimanche (c’est la seule chose qui le pousse à se lever), chéribibi tomba dès son arrivée dans le salon sur mes petits mots laissés bien en vue sur la table.
10h31 : premier coup de fil.
Je réponds calmement, il s’excuse, il est mal, il comprend dans quel état je dois être, il est tant désolé.
Je raccroche.
10h35 : le téléphone sonne, je réponds très calmement, il me demande de rentrer, là je lui demande d’arrêter les ordres et je raccroche.
10h37 : je décroche plus, mais j’ai un message, il m’aime, faut pas que je le laisse, il est tellement honteux mais il n’a rien fait !
10h40 : un sms, il a plein d’excuses, il était mal à cette période, il ne m’a jamais trompé, il n’aurait jamais pu, il m’aime tant…
11h00 : (j’ai plus de batterie, le téléphone se coupe, ouf !)
15h00 : je rallume le portable, « t’es où ? Tu reviens quand ? J’ai pas de clefs pour sortir de l’appart »
Mince, celle là je ne l’avais pas calculée, comme quoi on ne pense pas à tout, y’à toujours des contretemps dans tous les plans, même les mieux préparés. Je me souviens maintenant que l’avant veille, on était de sortie et comme d’habitude, il avait glissé ses clefs dans mon sac, que j’avais là avec moi.
16h00 : je lui demande de chercher le triple des clefs dans une boite, pas de clefs, ca me revient maintenant, je les ai remise au gardien il y a quelques temps déjà et il les a sans doute gardé jusqu’à la prochaine panne d’eau chaude !
Le constat était donc, qu’il fallait que je rentre pour le libérer.
Hors de question, pas maintenant, je suis trop loin, je verrais demain matin avant d’aller au boulot.
Demain matin, c’était aujourd’hui, à 7h00, l’heure de la libération, j’ai juste ouvert la porte et glissé les clefs à la hâte sur la table de l’entrée et ai filé au boulot.
A l’heure qu’il est, j’ai envie de rentrer à la maison pour avoir une petite explication, un face à face mémorable.
Annonce de dernière minute : apparemment il aurait une révélation à me faire pour justifier tout çà.
Alors maintenant, j’ai une question, Que feriez-vous à ma place ?
Affaire à suivre.