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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:48

Champagne

Ce matin, en me levant, je me suis dit qu’il fallait absolument que je vous raconte une histoire marrante pour clôturer en beauté cette année 2009.

 

Et comme, ce n’est pas toujours facile de dénicher un truc drôle dans son actualité (et pourtant Dieu sait que j’y mets du mien !) ; en toute humilité, je me suis donc suggérée de raconter l’histoire tragicomique qui m’est arrivée au cours de l'été 2004.

Et à voir vos mines pâlichonnes, c’est certain qu’un grand sourire et un peu de soleil vous feront le plus grand bien.

Donc, fermez les yeux et visualisez bien la scène : la mésaventure se déroule un beau matin du mois de juillet, le soleil pointe son nez et les mouettes rieuses commencent à s’agiter dans la cité balnéaire.

 

Au fait, j’allais oublier, rouvrez vos yeux pour lire, à moins que vous disposiez de l’option braille (parfois disponible sur certains ordis en cliquant simultanément sur les touches : E, K, D, F9, Control, 4, Suppr et Entrée ?????)

- Moi je l’ai pas, c’est sûr j’ai déjà essayé.

 

Sur les coups de sept heures du matin et après un copieux petit déjeuner à base de viennoiseries, pain, beurre, confiture et chocolat chaud (la précision est importante), une partie de ma fratrie et moi même étions prêts à embarquer sur un bateau de pêche dont le nom m’a depuis échappé. Cet élément pourrait sembler important pour le récit mais à la fin, je vous assure que vous aurez oublié qu’il manquait.

 

Depuis le temps qu’en se promenant sur les quais, on regardait le panneau publicitaire proposant cette sortie en mer (j’aurai mieux fait de me crever les deux yeux ce jour-là), j’avais enfin réservé (et me casser la jambe) mais pour une matinée seulement.
Connaissant la suite de l'histoire, veuillez supprimer les mots « une matinée seulement » de la phrase précédente et les remplacer par « cinq très longues heures »…

 

Nous étions donc une bonne vingtaine de kamikazes à prendre place à bord du fameux bateau, chacun pouvait s’assoir et disposer du matériel nécessaire pour pêcher à la ligne. Si les propriétaires du bateaux se reconnaissent et bien voici la petite suggestion de Béa : "Ne renouvelez pas les canes à pêche lorsqu’elles seront hors d’usage, inutiles sur ce bateau (les passagers sont trop occupés à scruter le fond de l'eau)"...

 

L’affichette disait qu’on découvrirait le charme incomparable de la côte sauvage. Encore de la publicité mensongère ! De la poudre aux yeux jetée aux touristes, car la côte sauvage, Ben moi, j’lai pas vue ! Normal, vous me direz, ayant en permanence la tête par-dessus bord pour rendre à la mer tout ce que j’avais dans l’estomac, il était difficile d’admirer le paysage.

 

Mais quelle idée de m'être jetée sur les viennoiseries ce matin là, les seuls qui se sont régalés finalement se sont les poissons, car le renvoi de viennoiserie est sans conteste un excellent appât !

 

Tout juste sortis du port nous étions déjà pour une bonne moitié de l’équipage complètement livide et pourtant la mer était calme. A peine, nous avions franchi le premier phare que j’avais déjà vomi trois fois, je crois d’ailleurs que j’ai inauguré la session. Habituellement ce genre de constatation m’aurait fait rougir mais à cet instant précis, mon cerveau mobilisait tous mes organes pour la survie alors le coté émotionnel passait en second plan.

 

Condamnés à demeurer prisonniers de ce calvaire plusieurs heures encore, j’ai profité d’un moment de répit pour pêcher un poisson avant de reprendre aussitôt mon activité première la tête par-dessus bord. Mon frère se chargea de détacher le pauvre maquereau de mon hameçon et à peine eut-il eu le temps de terminer sa mission qu’il fut gagné par le même mal que les autres. Plus personne n’était épargné à bord. Les matelots riaient de bon cœur, étant proche d’eux et de la cabine, je me permis de leur demander du papier absorbant qu’ils avaient sous la main, l’un deux m’en donna une feuille et refusa d’en distribuer une seconde, chacun devait gérer ses 400cms carrés de kleenex à sa sauce.

 

Je ressentais un mal-être grandissant, plus rien ne réagissait en moi, mes jambes chancelaient, mon ventre gargouillait et ma tête tournait. Vint ensuite le moment, où mes intestins s’en mêlèrent plus sérieusement et là je me suis dit qu’il serait bon d’aller aux toilettes pour éviter toute autre forme de honte. Mais comment tenir debout, pliée en deux tout en marchant jusqu’à là bas ?

Ayant reculé les limites du supportable, au bout de trente secondes (je sais mes limites sont très limites…) j’ai réussi à me mettre debout, à tenir la position et surtout à mettre un pied devant l’autre pour atteindre le siège tant espéré.

 

Mais là que vois-je ??? Pas de porte aux toilettes, pas de rideaux aux fenêtres et un homme la tête dans la cuvette des WC.

Tous les passagers pouvaient donc me voir assis sur le trône.

De toute façon ils étaient tous occupés à vomir et ma dignité s’était envolée depuis belle lurette, alors aussi bizarre que ca puisse paraitre, l’idée qu’on me regarde faire caca ne me gênait pas !

 

J’avais juste un souci urgent à régler, dégagez fissa le squatteur des toilettes.

Ce que j’ai fait avec plein de délicatesse : « Mais que faites-vous là ?? Faut absolument que vous me laissiez-moi la place, si vous ne faites que vomir, faites comme tout le monde, vomissez  par-dessus bord ! Moi je suis là pour la grosse commission, vous voyez de quoi je parle ??? »

 

Après m’être vidée le ventre, je ne pensais d’ailleurs pas que j’avais encore quelque chose d’amovible à l’intérieur, je suis retournée m’assoir, attendant un retour rapide au port. Ce qui arriva deux bonnes heures plus tard et à l’heure convenue : midi, juste au moment où je commençais à me sentir un peu mieux.

 

Alors maintenant, vous avez toutes les cartes en mains pour choisir d’y aller ou non, notez bien quand même que 5 heures c’est largement suffisant pour découvrir la côte sauvage sur un bateau de pêche !

 


 

Edit : Ce qui était super, c’est qu’au moins une fois durant l’été 2004, j’ai été fière de mon ventre plat, l’après midi sur la plage !

 

Edit : Il faut que vous sachiez que j’ai été obligé de prendre un chewing-gum à la menthe pour vous écrire cet article, sinon je pense que je n’aurai pas pu réveillonner sereinement ce soir.

   



Je vous souhaite à tous un bon réveillon, ne pensez pas à ce billet en dégustant vos huitres ce soir, ne buvez pas trop sans quoi vous serez malades et surtout ne buvez pas du tout si vous devez conduire !

 

Bises à tous et BONNE ANNEE 2010

 

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Published by Béa
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commentaires

viobulle 09/01/2010 16:06


coucou et bonnne année, raconte nous ton reveillon!


Béa 10/01/2010 10:26


Bon j'essaierai de vous racconter mon réveillon un de ces jours, mais comme c'était sympa et très tranquille, je n'ai pas grande anecdote à ce sujet mais bon même avec pas grand chose, j'écris des
bons articles parfois ! non ???
Bisous à toi et merci de ta fidèlité en 2010.


domie de la réunion 09/01/2010 07:00


Bon week-end à toi !


Béa 10/01/2010 10:27


Merci beaucoup, ici il fait bien froid, alors je fais un peu comme les bêtes, je mange, je dors et je reste au chaud dans mon terrier !
Et toi, fais moi bisquer avec ton soleil et la chaleur de ton île....
Bisous


Ludivine 08/01/2010 13:33


Coucou, merci d'être passée sur mon blog et d'y avoir déposé un commentaire, c'est très gentil à toi! Je te souhaite une bonne année, à bientôt!


viobulle 06/01/2010 12:09


holala ma pauvre, je compatis à mort.


Stéphaline 01/01/2010 10:57


hello miss !!!!!!
j'espère que ton reveillon s'est mieux passé que ton baptème de mer .... aie aie aie .. quel souffrance !!!!!
merci pour ce petit moment de détente bien que je compatise a ton malheur du moment ...

Bisous et bonne année !!!!!!


Béa 04/01/2010 09:55


Super réveillon avec les amis de Chéribibi.
Bonne année et à bientot dans d'autres aventures !


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