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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:31

J’en ai marre, cela fait trois fois en à peine trois mois (bonne moyenne) que j’ordonne à mon bailleur de trouver une solution à notre problème d'eau.
Pourquoi  ne pouvons nous pas avoir de l'eau chaude dans la salle de bain ? Je suis sure que si on avait un robinet sur le toit ou à la cave, on aurait de l’eau chaude mais dans la salle de bain, ça semble impossible !


Le gardien m’a expliqué que les tuyaux se rétrécissaient à cet endroit (ca me fait de belles jambes de l'apprendre) et que le calcaire les encombrait et que n’étant pas plombier il ne pouvait rien faire (ca coulait de source mais toujours pas du pommeau) !

 

On est vendredi, l’idée de passer encore un week-end avec une douche d’où n'arrive qu’un filet d’eau froide m’énerve au plus haut point. Je me décide donc à appeler le syndic.

 

Là, je tombe sur une hôtesse à qui j’explique mon problème et qui finit par me répondre qu’on me rappelle en fin de matinée. Pas de nouvelles en début d’après midi, je suppose que mon interlocutrice qui s’était déjà beaucoup concentrée pour trouver le subterfuge du rappel pour mettre fin à la conversation ne s’était pas fatiguée à faire remonter plus haut ma doléance.  Faut dire que mon agacement commençait à prendre le dessus en fin de conversation.

 

Deuxième appel, je retombe vraisemblablement sur la même hôtesse qui me reconnaît rapidement et me demande de patienter un instant, je patiente...

 

En attendant, mon portable sonne c’est chéribibi qui m’appelle du boulot pour savoir comment se déroule ma journée de repos, « Fort bien, je règle le problème d'eau chaude ! » Enfin, j’essaie de faire régler le problème d’eau froide !

Puisque j’attends toujours de l’autre coté, j’ai le temps de lui rappeler que je m’efforce de lui rétablir un certain confort dans les meilleurs délais même si on me mène en bateau au bout du fixe et que ma patience s’effrite.

Je pense qu’il a bien été réceptif au dernier point car il raccroche très vite !

 

Je reprends la demoiselle du syndic, qui me passe « la dame concernait par mon problème », ne me semblant pas si concerné que çà, j’ai du employer les grands moyens : « Voulez-vous venir tester ? Je vous prêterai du gel douche à la lavande ! » devant son inertie, je renchérie « Vous verrez, l'eau froide c’est vivifiant, il semble que vous en ayez besoin ! »

Vraisemblablement, mes propos ne l’énerve pas plus que çà, je continuerai bien mais j’ai quand même un peu besoin d’elle et faudrait pas que je la fâche.

Elle finit par me promettre qu’elle prend les choses en mains, elle ne me donne pas de délais mais s’en occupe.


L’espoir faisant vivre en attendant mieux je continue mes passionnantes occupations (ménage, repassage, qui dit mieux ?).
Le téléphone sonne, l’idée de prendre une douche chaude dès ce soir resurgit en moi et si c’était ma solution.

Bingo !

« Monsieur Dupré du syndic de l’immeuble », mon messie ! J’avais encore quelques rancœurs mais je sentais cet homme bien engagé à m’apporter mon eau chaude, ce qui ne m’empêcha pas de lui résumer la situation et de lui faire un rappel des derniers courriers restés sans réponse. INADMISSIBLE.

 

Il poursuit « Bon alors écoutez madame ! » J’étais au taqué, même lorsqu’on m’avait donné les consignes le jour du BAC, je n’avais pas été aussi attentive !

« Et bien madame, nous allons être obligé de couper l’eau ! » ah ca partait mal, « comment ca ? Tout le weekend ? », il me répondit « je dirai plutôt au moins tout le weekend ! »

Ne voulant pas m’agacer trop vite et ayant décidé de rester calme devant cet homme qui semblait plein de bonne volonté, je lui dis : « Oui mais on vit dans cet appart, il faut bien qu’on boive, qu’on se lave, qu’on tire la chasse d’eau, on ne peut pas rester sans eau ! », « mais madame, on est obligé », bon et bien allons-y, je me voyais déjà annoncé çà à Chéribibi, « pas d’eau du weekend ! », peut-être qu’il aurait pu me quitter pour çà !

 

Monsieur Dupré continue « Et madame, on va engager de gros travaux, il va falloir casser sans doute pour aller voir les tuyaux ! »

« Quoi ? Mais comment on va faire ? », J’étais retombé en enfance d’un seul coup, cet homme m’avait fait redevenir la petite fille timide et obéissante que j’étais, à qui on donnait des ordres indiscutables.

 

« Mais on va se laver où ? », « Alors pour ça madame, j’ai pris les devants, j’ai contacté vos voisins, ils sont d’accord, vous irez vous lavez chez eux ! ».

Alors là c’était le pompon, comment annoncer à Chéribibi qu’il allait falloir qu’il aille se laver dans la baignoire de notre voisine ! Je me voyais déjà traverser le couloir en peignoir avec le shampoing sous le bras, la honte assurée !


Et là toute flétrie, coincée au fond de mon canapé, j’ai tenté une petite rébellion « Ce n’est pas possible… » et je m’imaginais déjà dans un appartement sans salle de bain et sans eau, lavant le sol à l’eau minérale, crachant dans les toilettes pour créer la pression  qui suffirait à évacuer les eaux usées, confiant la vaisselle à Chéribibi pour qu’il aille la laver dans la Loire !

Une dernière fois, je tentai d’en savoir plus sur ces grands travaux qui s’annonçaient : « Monsieur, ca durera combien de temps tout çà ? » et là au bout du fil après un immense fou rire que je ne compris pas tout de suite, j’ai entendu « Mais arrête Béa, c’est moi... »


C’était Chéribibi, bon sang, il avait récidivé avec un nouveau canular téléphonique !

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